Nekobus

mer. 04/12/2013

Un jeune loup bien éduqué

UnJeuneLoupBienEduque.jpgNouvelle édition de Masse Critique Babelio dédié à la littérature jeunesse cette fois, le titre et la couverture m'ont attiré l’œil.

Éditeur : L'école des loisirs
Merci à L'école des loisirs pour son envoi et son petit mot !

Ma critique :
C'est la première fois que je fais une critique de livre jeunesse, alors je ne sais pas trop bien par quel bout commencer ! C'est l'histoire d'un jeune loup bien éduqué qui part chasser pour la première fois seul dans la forêt. A chaque fois qu'il capture une proie, il demande poliment à cette dernière ses dernières volontés, et se retrouve vite floué car ces proies ne sont pas aussi bien éduquées que lui... jusqu'à ce que...

L'histoire délicieusement absurde est écrite par Jean Leroy. On s'y laisse prendre et on se demande comment notre jeune loup va faire pour réussir à manger. J'ai personnellement beaucoup aimé la fin ! Les dessins de Matthieu Maudet sont également très sympathiques. On s'attache bien vite à ce jeune loup jaune. Tout l'album est dans des nuances de jaune, orange, rouge et marron. Le graphisme est simple et volontairement épuré.

Il me manque juste un avis d'un enfant du bon âge car de mon point de vue d'adulte, cela m'a bien plu mais je ne sais pas ce qu'en penserait un enfant. Et mon fils qui n'a qu'un an s'est surtout montré passionné par les images ! Au final, j'ai bien aimé car la morale peut également servir pour éduquer ses enfants ^^.

lun. 09/09/2013

Thomas B. Reverdy - Les évaporés

Reverdy_evapores.jpgNouvelle édition de Masse Critique pour la rentrée littéraire grâce à Babelio, Flammarion m'a envoyé "Les évaporés" de Thomas B. Reverdy, auteur que je découvre avec ce roman.

Éditeur : Flammarion
Merci à Flammarion pour son envoi !

4ième de couverture :
Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé, personne ne le recherche, ni la police parce qu'il n'y a pas de crime, ni la famille parce qu'elle est déshonorée. Partir sans donner d'explication, c'est précisément ce que Kaze a fait cette nuit-là. Comment peut-on s'évaporer si facilement ? Et pour quelles raisons ? C'est ce qu'aimerait comprendre Richard B. en accompagnant Yukiko au Japon pour retrouver son père, Kaze. Pour cette femme qu'il aime encore, il mènera l'enquête dans un Japon parallèle, celui du quartier des travailleurs pauvres de San'ya à Tokyo et des camps de réfugiés autour de Sendai. Mais, au fait : pourquoi rechercher celui qui a voulu disparaître ?

Les évaporés se lit à la fois comme un roman policier, une quête existentielle et un roman d'amour. D'une façon sensible et poétique, il nous parle du Japon contemporain, de Fukushima et des yakuzas, mais aussi du mystère que l'on est les uns pour les autres, du chagrin amoureux et de notre désir, parfois, de prendre la fuite.

Ma critique :
Je découvre l'auteur Thomas B. Reverdy avec son dernier roman paru cette année. Il n'en est pas à son coup d'essai car il a déjà écrit plusieurs romans, les trois premiers plus ou moins autobiographiques et l'Envers du monde, paru en 2010, qui se place dans le New York post 11 septembre. Avec les évaporés, vous voyagez au Japon dans l'après Fukushima. En 2012, Reverdy a vécu plusieurs mois à Kyoto, ce qui lui a permis de s'imprégner de la culture japonaise pour écrire son roman.

Deux couples de personnages évoluent dans ce roman : Yukiko et Richard B. anciens amants, l'une japonaise, l'autre détective, Kaze et Akaïnu, êtres perdus, le premier évaporé et le second orphelin de la catastrophe de Fukushima. Yukiko demande à Richard de l'aider à retrouver son père Kazehiro qui a disparu. Ils partent tous les deux au Japon pour essayer de comprendre pourquoi Kaze a décidé de s'évaporer. Parallèlement, vous suivez ce qu'il arrive à Kaze et à Akaïnu comme l'envers du décor.

En commençant ma lecture, j'ai d'abord eu peur que l'auteur ne soit tombé dans la vague "Japon à la mode" (je n'avais pas lu sa bio) mais à plusieurs détails subtils, je me suis vite rassurée sur le fait que l'auteur savait de quoi il parlait (certains mots japonais, des attitudes souvent incompréhensibles pour des européens...). Enthousiasmé, je me suis laissée emporter par la plume de l'auteur.

Le récit est rythmé par de petits chapitres courts, accompagnés de longues phrases qui vont tour à tour vous bercer ou vous tenir en haleine. J'ai particulièrement aimé la vue de Kyoto et une longue phrase langoureuse entre Yukiko et Richard B. Par petites touches, tout doucement, vous entrez dans la peau des personnages et vous voulez savoir ce qui va leur arriver. Le côté légèrement policier du roman amène une ombre inquiétante pleine de yakuzas avec des pointes d'angoisses pour le lecteur. Le côté documentaire du roman sur l'après Fukushima a aussi quelque chose d'effrayant sur un autre plan. Qu'un pays aussi moderne, puisse finalement laisser une partie de sa population dans des conditions pires que certains pays du Tiers-monde... cela fait réfléchir à ce qui se passerait en France si un tel événement se produisait.

Au final, j'ai bien aimé ce roman oscillant entre poésie et réalité terre à terre, sans jamais vous brutaliser plus que nécessaire. A l'opposé d'un roman américain, il finit japonais jusque dans sa conclusion, loin des clichés. Pour toutes ses raisons, je le recommande à tous les "japanophiles" comme moi ! Bonne lecture.

Une citation :

Les soupçons c'est une chose, c'est comme les probabilités, mais les images, la certitude, la vérité. Comment font les gens pour vivre avec la vérité ? Ils pensaient sans doute qu'ils pourraient l'encaisser. (...) Alors, depuis les téléphones portables, Internet et les webcams, ils y allaient de bon cœur, ils entraient par effraction, comme des brutes, dans la vie de leur conjoint, sans même avoir besoin de parler ensemble ou d'hésiter à vider un sac à main, sans compassion, sans remords ni scrupule, presque sans rendre compte, ils arrachaient gaiement un à un tous les voiles d'illusions qui faisaient tenir leur vie debout, et à la fin quoi ? (...) Richard n'avait aucune pitié pour ces gens-là. Après tout ils n'en avaient pas eu pour eux-mêmes. De vrais barbares, les amoureux de la vérité, à qui la technologie offrait l'armée d'Attila pour dévaster leur vie, s'assurer que rien ne repousse.

mer. 12/06/2013

Françoise Kerisel - Bashô - Le fou de poésie

Kerisel_Basho_fouPoesie.jpg Bashô est un poète japonais du XVII siècle (début de l'époque Edo). Il est considéré comme l'un des quatre grands maîtres et le fondateur du haïku japonais. Les haïkus sont ces petits poèmes japonais découpés en trois segments dont le nombre de syllabes en japonais est limité : 5-7-5. Ils sont présentés soit sur une colonne ou sur trois (l'écriture japonaise pouvant être disposée verticalement). Le haïku est une discipline à part entière avec ces codifications et ses règles. Par exemple, le haïku doit faire mention d'une saison, il doit aussi contenir une césure. De façon générale, le haïku doit créer une émotion chez son lecteur et peut aussi faire preuve d'humour.

Dans ce livre, Françoise Kerisel raconte la vie et l’œuvre de Bashô au travers des quatre saisons. Du printemps pour le début de sa vie jusqu'à l'hiver de sa mort. Elle entremêle à son texte une traduction des plus célèbres haïku du maître. Frédéric Clément apporte quant à lui les superbes illustrations mêlant peinture et photographies d'éléments naturels de la faune et la flore.

Le résultat est vraiment très réussi, le visuel porte à merveille le texte et les haïkus de Bashô. Pour chaque saison, une page dépliable offre une illustration grand format qui vient ponctuer l'ensemble. En plus de nous ravir les yeux, on nous conte très agréablement la vie de ce poète si particulier. Au final, qu'il s'adresse à des connaisseurs ou à des novices, ce livre plaira sûrement ; j'ai pour ma part eu beaucoup de plaisir à le lire! Bonne lecture!

lun. 01/04/2013

Craig Johnson - L'indien blanc

Johnson_IndienBlanc.jpgNouvelle édition de Masse Critique : Merci Babelio ! Cette fois-ci, voici la critique du livre "L'indien blanc" écrit par Craig Johnson dont j'ai déjà lu les deux premiers tomes traduits en français : "Little Bird" et "Le camp des morts".

Éditeur : Gallmeister, collection Totem
Merci à Gallmeister pour son envoi !

4ième de couverture :
Walt Longmire, le shérif du comté d'Absaroka, n'a pas pour habitude de s'éloigner de ses terres familières du Wyoming. Quand il décide d'accompagner son vieil ami Henry Standing Bear à Philadelphie, où vit sa fille Cady, il ne se doute pas que son séjour va prendre une tournure tragique. Agressée pour une raison inconnue, Cady se retrouve dans le coma, première victime d'une longue liste, et Walt doit se lancer sur la piste d'un vaste réseau de trafiquants de drogue Commence alors une longue errance urbaine sous la surveillance d'un mystérieux Indien blanc.

Ce nouveau volet des aventures de Walt Longmire nous entraîne dans une course-poursuite haletante au cœur de la Cité de l'amour fraternel.

Ma critique :
Auteur américain, Craig Johnson vit maintenant dans le Wyoming près des Bighorn Mountains où se déroulent les intrigues de ses premiers romans. Avec sa série Walt Longmire, il connaît un certain succès outre-atlantique puisqu'il y a déjà eu des adaptations télé. L'Indien blanc est le quatrième de la série, juste après "Un vieux truc indien" que je n'ai pas encore lu. Craig Johnson mêle avec succès personnages originaux, mythologie indienne et vécu fort de ses expériences de policier et cowboy entre autres.

A la première lecture, j'avais tout d'abord été séduite par le personnage haut en couleur de Walt Longmire et par cet univers mystique et poétique lié aux croyances indiennes (cf. ma critique de Little Bird). Le second tome m'avait également bien plu malgré un début un peu chaotique. Cette fois pour l'Indien blanc, j'ai tout de suite été happée par le roman et les personnages. J'ai d'ailleurs fini de le lire, il y a un bon moment, mais j'ai eu du mal à trouver du temps pour faire ma critique.

Cette fois-ci, l'histoire nous éloigne du Wyoming, à Philadelphie. L'idée au départ était d'aider Henry Standing Bear (son ami) pour son exposition de photographies indiennes. Hélas, le voyage se transforme rapidement en cauchemar : le soir même de son arrivée, Cady, sa fille se fait attaquer et tombe dans le coma. On découvre Walt en père inquiet et prêt à tout pour trouver le ou les agresseurs. Impliqué personnellement, Walt est loin de sa juridiction ce qui lui laisse finalement les mains libres pour parfois contourner la loi...

Le rythme du roman est bon, l'auteur ne vous laisse peu ou pas de répit et vous vous retrouvez rapidement à ne plus lâcher le roman avant la fin. J'aime beaucoup les personnages de Craig Johnson, en particulier, Walt, Henry et Vic la terreur. Ils sont plein de contradictions, attachants car terriblement humains. Mêlez ça à de l'humour et des intrigues bien ficelées, vous obtenez un auteur de polar à suivre. Seul petit regret sur ce roman, il manque la touche supplémentaire de poésie et de nature des premiers romans, un peu oblitérée par la grande ville de Philadelphie.

Une petite citation pour terminer et bonne lecture !

J'avais laissé mon chapeau à l’hôpital sur la tête de Lena Moretti, je m'étais acheté une pimpante casquette et un large blouson de satin rouge (...). J'approchai maintenant du stade de première division en ressemblant à une cabine téléphonique londonienne.

dim. 16/12/2012

L'âge de glace 4 - La dérive des continents

AgeGlace4.jpgNekobus n'est pas mort, vive Nekobus ! :)) Euh pardon... Oui donc entre deux langes voici une petite news sur l'âge de Glace 4 qu'on a regardé du fond de notre canapé. Ce quatrième volet des aventures de Sid, Mani et Diego, sans oublier Scrat valent encore une fois le détour. Rien que pour la scène d'ouverture avec Scrat notre écureuil préféré : impossible de ne pas exploser de rire !

L'histoire est plutôt simpliste, sans vraiment d'originalité mais sympathique, le tout ne manquant pas d'humour. Vous ferez la connaissance de la grand-mère de Sid et de sa famille... La fille de Mani quand à elle pique sa crise d'adolescence. Enfin, les concepteurs ont laissé une belle place à Scrat avec de nombreuses scènes dignes de Tex Avery. En somme, un divertissement parfait quand vous êtes fatigués et un peu moroses :) Bon film !

sam. 20/10/2012

Il est enfin là ...

bebeBart_Smal.gif Le mini bart est né le 12 octobre 2012 ! Après 9 long mois d'attente (enfin surtout les deux dernières semaines :)).

Pour ceux qui nous connaissent un peu : toute la petite famille se porte bien. Nous vous enverrons des photos si ce n'est pas déjà fait ;).

Du coup, le blog va se mettre au ralenti pendant les semaines à venir, car nous serons bien occupés le papa et moi (C'est bizarre non ? :)). J'essaierai quand même de vous poster quelques petites news bouquins si j'ai le temps ^^....

A bientôt !

ven. 12/10/2012

HIGASHINO Keigo - Le dévouement du suspect X

HigashinoDevouementSuspect.gifMe revoilà avec le dernier Higashino que j'ai lu. Pour mémoire, celui-ci est situé chronologiquement avant "Un Café Maison". Je vous avais déjà parlé de cet auteur également avec "La maison où je suis mort autrefois". Hélas pour moi, il n'y a plus d'autres traductions françaises.

Dans le dévouement du suspect X, on retrouve avec plaisir le professeur de physique Manabu Yukawa (Galiléo) et le policier Kusanagi. Un soir, alors qu'elle se croyait débarrassée de son ex-époux qui la harcelait, Yasuko Hanaoka commet l'irréparable et le tue. Son voisin Ishigami, un professeur de mathématiques secrètement amoureux d'elle, se propose alors de l'aider à se débarrasser du corps et à cacher les faits à la police. Un cadavre est bientôt retrouvé et Kusanagi soupçonne rapidement l'ex-femme d'avoir commis le meurtre, mais cela semble impossible à prouver...

Encore une fois, Higashino utilise un procédé différent des policiers que l'on a l'habitude de lire. L'intrigue ne porte pas sur le "qui est le coupable" mais plutôt sur le "comment" il s'y est pris. Et encore une fois, l'auteur réussit à nous surprendre de façon totalement inattendue. D'autant qu'Ishigami s'avère être quelqu'un de redoutablement intelligent et que le roman prend des allures de partie d'échecs entre Galiléo et lui. Je ne saurai donc trop que vous le conseiller de nouveau en commençant la série par celui-ci :) Bonne lecture !

mer. 10/10/2012

Claude Izner - Mystère rue des Saints Pères

IznerMystereSaintsPeres.gifCe roman fait partie de la collection "Grands détectives" chez 10/18. C'est la première enquête de Victor Legris un libraire de la rue des Saints-Pères. Dans un contexte historique de la fin du XIXième siècle, Victor se retrouve confronté à une série de morts étranges lors de l'exposition universelle de 1889. Pire, il soupçonne son associé et père de substitution d'être le responsable des meurtres...

D'un point de vue historique, le roman est assez bien fait, même si l'auteur ayant choisi le Paris d’Haussmann, il ne prend pas beaucoup de risques à promener ses personnages dedans. J'ai eu quelques doutes sur la fidélité aux mœurs de l'époque, car il semble que Victor soit plutôt bel homme, et les femmes m'ont semblé bien entreprenantes à son égard. D'un point de vue narratif, on peut reprocher à l'auteur de changer de contexte et de personnage entre deux paragraphes sans permettre au lecteur de bien se resituer (ou alors j'étais particulièrement fatiguée en le lisant). De fait, à certains moments, il m'a fallu reprendre le paragraphe en cours pour suivre.

Passé les défauts cités plus haut, le roman se lit bien et on a hâte de connaître enfin l'identité du coupable et son mobile. L'auteur noie suffisamment bien le poisson pour que n'arriviez pas vraiment à trouver le coupable trop tôt. Victor s'égare sur différentes pistes et en cela, on sent que c'est sa première enquête. Je pense que je tenterai la lecture du suivant pour voir si certains défauts sont corrigés par l'auteur.

Si cela vous intéresse, voici le début de la liste des enquêtes de Victor Legris :

  • Mystère rue des Saints-Pères
  • La disparue du Père-Lachaise
  • Le carrefour des écrasés
  • Le secret des enfants-rouges
  • Le léopard des Batignolles...

Presque une dizaine sont déjà sortis en poche... Bonne lecture !

lun. 08/10/2012

YOSHIDA Shuichi - Le mauvais

YoshidaLeMauvais.gif Voici un autre roman japonais que j'avais trouvé au salon du livre. Yoshida est un auteur très connu au Japon puisqu'il a obtenu le prix Akutagawa pour son roman Park Life. Le prix Akutagawa est une sorte de Goncourt pour lancer de nouveaux auteurs. Le Mauvais est l'un des derniers romans qu'il a écrit parmi la dizaine à son actif.

Sur l'île de Kyushu, l'histoire commence par un meurtre au col de Mitsuse. Une jeune femme a été étranglée et abandonnée sur le bas côté. L'enquête policière se met en place doucement en étudiant les relations de la victime. Il apparaît bien vite qu'elle utilisait internet pour rencontrer des hommes et se faisait payer pour passer la soirée avec eux. De quoi arrondir ses fins de mois pour une employée dans les assurances...

C'est un roman un peu spécial, découpé en cinq chapitres, on adopte tout d'abord le point de vue de la victime et on suit l'enquête policière. La narration nous montre ensuite le point de vue d'un jeune homme Yuîchi Shimizu qu'on soupçonne avoir un rapport avec le meurtre. Par la suite, on repart un peu sur l'enquête policière pour finir sur une sorte de road-movie... D'une certaine manière, l'auteur essaye de nous montrer que le mauvais n'est pas celui qu'on pense. Une sorte de rejet de la vision noir et blanc du bien et du mal. De ce fait, le roman est à la fois dérangeant et plutôt prenant puisqu'on se demande bien comment tout cela va pouvoir finir. Ceci dit, je le réserverai malgré tout à des amateurs de littérature japonaise qui n'en sont pas à leur coup d'essai... Le roman pourrait tout aussi bien vous décevoir et vous dégoûter de celle-ci. A vous d'essayer si le cœur vous en dit.

sam. 06/10/2012

TONOGAI Yoshiki - Judge (Tome 1)

JudgeT1.gifVoici un manga que j'ai pris un peu au hasard, par curiosité car la couverture m'avait attirée l’œil. Tonogai est connu d'abord en France pour la série Doubt en 4 tomes. Ici Judge est sa "nouvelle" série (comprendre qu'elle est toujours en cours de parution ;)).

Judge est un thriller psychologique où une dizaine de personnes sont enlevées et se retrouvent enfermées dans une sorte de local. Elles doivent toutes les douze heures choisir l'un d'entre eux et le condamner à mort. Seules 4 personnes survivront. Parmi les adolescents enlevés, Hiro se reproche d'avoir indirectement causé la mort de son frère. Mais apparemment, ses compagnons d'infortune ne sont pas innocents et semblent incarner les sept péchés capitaux.

Je n'ai lu pour le moment que le premier tome qui est bien fichu. Un vrai thriller en version manga avec ses petites pointes de peur et de suspense. On arrive au bout du tome au premier choix de l'ensemble du groupe ! Le dessin quant à lui est vraiment sympathique. Très facile à lire, les personnages sont bien identifiés. Les masques d'animaux viennent rajouter un petit quelque chose de perturbant et inquiétant au manga. Une bonne petite trouvaille à tester ! Bonne lecture !

jeu. 04/10/2012

Thomas Pynchon - Vice caché

Pynchon-ViceCache.gifJ'ai essayé ce roman car je l'ai vu conseillé par Ombre Blanche à Toulouse, mais aussi sur Babelio lors de sa sortie. Thomas Pynchon malgré son nom à sonorité française est un écrivain américain qui n'aime pas apparaître en public et mêle dans ses écrits érudition et absurde.

Vice caché commence avec Doc Sportello un détective privé type hippy sur le retour. Il est contacté par une ex-petite amie / ex-de la bande qui lui demande d'enquêter sur les fréquentations de Mickey Wolfmann, un promoteur immobilier de type requin, auquel il ne vaut mieux pas se frotter. La petite-amie en question s'est rangée et est maintenant la maîtresse de ce fameux Mickey... Et je ne vous en dirai pas plus car je n'ai pas réussi à aller plus loin.

Cela m'arrive rarement, mais impossible de dépasser les trente premières pages. Et ce n'est pas faute d'avoir tenté de le lire au moins 3 fois. A chaque fois, comme j'avais à moitié tout oublié, je repartais du début. Mais rien à faire, impossible de m'intéresser un tant soit peu à l'histoire. L'auteur passe son temps en digressions incompréhensibles avec des références américaines qu'en tant qu'européen, vous aurez bien du mal à saisir. En plus de cela, les dialogues sont eux aussi entrecoupés de digressions des pensées du Doc Sportello ce qui en fait une lecture indigeste et insipide. Bref, j'ai rarement une incompatibilité de lecture avec un auteur mais là je ne peux que vous le déconseiller. Et je dois avouer que j'ai bien mal à comprendre pourquoi cet auteur est aussi célèbre... A éviter de toute urgence !

mar. 02/10/2012

Jussi Adler Olsen - Miséricorde

AdlerOlsenMisericordel.jpg Les éditeurs français aiment bien les polars qui nous viennent du Nord. Jussi Adler Olsen est le nouvel auteur danois en vogue. Miséricorde est son premier roman traduit en français. C'est le début d'une série mettant en scène l'inspecteur Morck. Ce flic, désabusé et cynique, est insupportable pour ses collègues mais c'est aussi un très bon enquêteur. Il est donc parachuté à la tête du département V chargé d'élucider de vieilles affaires.

Dans cette première aventure, Morck s'intéresse à l'histoire de Merete Lyyngaard, une députée au parlement danois qui a brusquement disparue cinq ans auparavant. La piste est plus que froide mais cela ne décourage pas vraiment Morck... Pendant ce temps, vous suivrez aussi ce qui arrive à Merete Lyyngaard au moment de sa disparition. Ce mélange des deux points de vue est assez prenant et participe au suspense du roman. Une fois qu'on est pris dans l'histoire, vous aurez du mal à le lâcher.

Le petit bémol est qu'on finit par se douter du pourquoi et du comment vers la fin. Du coup, les amateurs de révélations fracassantes seront certainement un peu déçus. Malgré ce léger défaut, ce thriller est efficace et n'est pas sans rappeler un bon Preston & Child. L'assistant d'origine syrienne que Morck se voit attribué un peu hasard, vient ajouter une touche d'humour au récit. Fraichement débarqué de Syrie, Hafez el Assad n'est pas toujours très au fait des façons de faire danoises. Au final, un bon petit thriller qui va bien pour se détendre. Je me suis d'ailleurs procuré le deuxième "Profanation", je vous en dirai des nouvelles. Bonne lecture !

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